Planification successorale: guide pour organiser sa succession en Suisse

La planification successorale constitue une démarche essentielle pour garantir la transmission optimale de son patrimoine et protéger ses proches. En Suisse, un cadre juridique spécifique régit la succession, combinant dispositions légales impératives et libertés testamentaires. Ce guide exhaustif explore tous les aspects de la planification successorale, de la prévoyance aux stratégies avancées de transmission.
Planification successorale

Qu'est-ce qu'une planification successorale ?

La planification successorale désigne l’ensemble des mesures prises de son vivant pour organiser la transmission de son patrimoine après son décès. Cette démarche anticipative permet de déterminer qui hérite, dans quelles proportions, et selon quelles modalités, tout en respectant le cadre légal suisse.

Une planification successorale efficace poursuit plusieurs objectifs:

Cadre légal suisse de la succession

Les héritiers légaux et la réserve héréditaire

Le droit suisse distingue plusieurs catégories d’héritiers légaux, organisés par ordre de priorité. Le Code civil suisse prévoit une réserve héréditaire, fraction du patrimoine qui revient obligatoirement à certains héritiers, limitant ainsi la liberté testamentaire.

Les héritiers réservataires comprennent:

La quotité disponible représente la part du patrimoine dont le testateur peut disposer librement, soit pour avantager certains héritiers, soit pour gratifier des tiers. Cette quotité varie selon la configuration familiale, oscillant entre 25% et 100% de la succession.

Les différents régimes matrimoniaux

Le régime matrimonial influence considérablement la succession. En Suisse, trois régimes principaux existent:

Le choix du régime matrimonial constitue un outil de planification successorale à ne pas négliger, car il détermine la masse successorale et les droits du conjoint survivant.

Prévoyance et succession: l'impact des 3 piliers

La prévoyance joue un rôle crucial dans la planification successorale suisse. Le système des trois piliers organise la sécurité financière et influence directement la transmission du patrimoine.

Le 2ème pilier dans le système de prévoyance suisse

Premier pilier (AVS/AI)

L’assurance-vieillesse et survivants prévoit des prestations pour les veufs et veuves et les enfants survivants. Ces rentes ne constituent pas un actif successoral à proprement parler, mais garantissent un revenu aux proches, et devraient donc être prises en compte dans la planification.

Les rentes de veuve et de veuf sont versées sous conditions, tandis que les rentes d’orphelin protègent les enfants mineurs ou en formation.

Deuxième pilier (prévoyance professionnelle)

L’avoir de la caisse de pension représente souvent la part la plus importante du patrimoine. Plusieurs éléments sont a prendre en compte lors de la transmission. En cas de décès, la LPP prévoit:

Le bénéficiaire de la prévoyance professionnelle peut être déterminé par une clause bénéficiaire. L’ordre légal des bénéficiaires privilégie le conjoint ou le partenaire enregistré, puis les descendants, puis les parents ou les frères et sœurs à charge. Une modification de la clause bénéficiaire permet d’avantager certaines personnes dans les limites réglementaires.

Les prestations diffèrent selon que le décès résulte d’une maladie ou d’un accident. En cas de décès accidentel, les premières assurances à intervenir sont l’Assurance-vieillesse et survivants (AVS) ainsi que l’Assurance-accidents (LAA). La prévoyance professionnelle (LPP) n’intervient qu’en complément, si les prestations précédentes ne suffisent pas.

Troisième pilier (prévoyance individuelle)

Pilier 3a (lié)

Dans le pilier 3a, l’ordre des bénéficiaires est fixé par la loi. On ne peut pas le bouleverser librement, mais on peut ajuster certaines priorités à l’intérieur des catégories prévues. Concrètement:

On peut parfois préciser la répartition entre plusieurs personnes d’un même groupe (par exemple, répartir différemment entre les enfants), mais on ne peut pas nommer librement un bénéficiaire arbitraire hors de l’ordre légal. Le cadre est strict, car il s’agit d’un produit lié aux avantages fiscaux. À partir du 1er janvier 2027, la réforme OPP3 prévoit que les titulaires d’un compte ou d’une police 3a pourront désigner leurs enfants comme bénéficiaires prioritaires, même s’ils sont mariés ou partenaires enregistrés.

Pilier 3b (libre)

Dans le pilier 3b, c’est l’opposé. L’assuré peut désigner qui il veut, sans contraintes légales particulières: conjoint, amis, partenaire non enregistré, proches éloignés, œuvres caritatives, etc. On peut aussi définir des proportions à la carte. Le pilier 3b est un outil de transmission beaucoup plus souple, car il n’est pas corseté par la réglementation du 3a.

Il faut cependant respecter les parts réservataires prévues par le droit des successions suisse (héritiers légaux protégés par la loi)

Optimiser la prévoyance dans la planification successorale

L’intégration intelligente de la prévoyance dans la planification successorale permet d’optimiser la transmission.

1. Les rachats dans la caisse de pension augmentent le capital prévoyance tout en offrant des déductions fiscales. Cette stratégie accroît les prestations versées aux survivants et peut constituer un outil d’optimisation fiscale.

2. Le versement anticipé pour l’acquisition d’un logement en propriété modifie la composition du patrimoine et doit être anticipé dans la planification. En cas de décès avant la retraite, le bien immobilier tombe dans la succession tandis que l’avoir de prévoyance réduit peut limiter les prestations aux survivants.

3. La coordination entre les différents piliers et les autres actifs successoraux évite les lacunes de couverture. Une analyse globale permet d’identifier les risques (sous-couverture du conjoint, protection insuffisante des enfants) et d’y remédier par des solutions adaptées.

Instruments de planification successorale

Le testament

Le testament représente l’outil fondamental de la planification successorale. Il permet d’exprimer ses dernières volontés dans le respect de la réserve héréditaire. En Suisse, trois formes de testaments sont reconnues :

1. Le testament olographe doit être entièrement écrit à la main, daté et signé par le testateur. Cette forme, simple et accessible, reste la plus utilisée. Elle ne nécessite pas l’intervention d’un notaire mais doit respecter des conditions de forme strictes pour être valide.

2. Le testament public est reçu par un notaire en présence de deux témoins. Il offre une sécurité juridique maximale et se révèle particulièrement adapté aux situations complexes ou aux patrimoines importants.

3. Le testament oral ne peut être utilisé qu’en cas de circonstances extraordinaires (danger imminent de mort, catastrophe, épidémie) et perd sa validité après 14 jours si le testateur survit.

Le testament permet de nommer un exécuteur testamentaire, de formuler des charges et conditions, de procéder à des legs spécifiques, ou encore d’organiser la répartition de la quotité disponible. Une révision régulière s’impose pour adapter le testament aux évolutions familiales et patrimoniales.

Le pacte successoral

Le pacte successoral constitue un contrat conclu entre le futur défunt et ses héritiers. Contrairement au testament, il nécessite l’accord des parties et ne peut être révoqué unilatéralement. Cette forme s’avère particulièrement utile pour la succession d’entreprises familiales ou la résolution anticipée de situations complexes.

Le pacte successoral permet d’instituer un héritier, de procéder à un partage anticipé, ou d’obtenir une renonciation à la réserve héréditaire en contrepartie d’une indemnité. Il doit revêtir la forme d’un acte authentique.

La donation

La donation permet de transmettre des actifs de son vivant, tout en conservant éventuellement certains droits (usufruit, droit d’habitation). Elle présente plusieurs avantages :

Les donations doivent respecter la réserve héréditaire des héritiers légaux. Elles peuvent faire l’objet d’un rapport successoral, sauf dispense expresse, ce qui signifie qu’elles seront prises en compte lors du règlement de la succession.

Le mandat pour cause d'inaptitude

Le mandat pour cause d’inaptitude (ou mandat de prévoyance) permet de désigner une personne de confiance pour gérer ses affaires en cas d’incapacité de discernement. Cet instrument, souvent négligé, complète utilement la planification successorale en assurant la continuité de la gestion patrimoniale.

Le mandat doit être rédigé en la forme olographe ou authentique et préciser:

Optimisation fiscale de la succession

Les droits de succession cantonaux

En Suisse, les droits de succession relèvent de la compétence cantonale, créant une mosaïque de régimes fiscaux. La plupart des cantons exemptent le conjoint survivant et les descendants directs, mais les taux et les montants varient considérablement pour les autres héritiers.

La domiciliation fiscale du défunt et la localisation des biens immobiliers déterminent la juridiction compétente. Une planification successorale internationale doit tenir compte des conventions de double imposition et des règles de conflit de lois.

Stratégies d'optimisation

Plusieurs stratégies permettent d’optimiser la fiscalité successorale:

Situations particulières

Planification successorale pour les entrepreneurs

La transmission d’une entreprise familiale nécessite une planification ciblée pour assurer la pérennité de l’activité. Les enjeux dépassent la simple répartition du patrimoine et englobent la gouvernance, la continuité opérationnelle et l’équité entre héritiers.

La constitution d’une holding familiale, la rédaction d’une convention d’actionnaires, et l’utilisation de différentes catégories d’actions (droits de vote versus droits économiques) constituent des outils pour concilier transmission entrepreneuriale et équité familiale.

Couples non mariés et partenariat enregistré

Les couples non mariés (concubins) ne bénéficient d’aucune protection légale en matière successorale. Sans dispositions testamentaires, le partenaire survivant n’hérite de rien. La planification successorale s’avère donc absolument essentielle pour ces couples.

Les solutions disponibles incluent :

Le partenariat enregistré pour couples de même sexe offre les mêmes droits successoraux que le mariage depuis son introduction en 2007 (bien qu’il ne soit plus possible d’en conclure depuis le 1er juillet 2022). Les partenaires enregistrés bénéficient de la même protection légale que les époux.

Familles recomposées

Les familles recomposées présentent des défis particuliers en matière de planification successorale. Les enfants d’un premier lit conservent leurs droits de réserve héréditaire, ce qui peut limiter les droits du nouveau conjoint et de ses enfants.

Une combinaison d’outils permet de concilier les intérêts: testament favorisant le conjoint dans la limite de la quotité disponible, adoption des enfants du conjoint si approprié, assurances-vie avec bénéficiaires désignés, et conventions familiales.

Dimension internationale

Les successions internationales, impliquant des héritiers, des biens ou un défunt domicilié à l’étranger, soulèvent des questions complexes de droit applicable et de compétence juridictionnelle. Le Règlement européen sur les successions (Rome IV) facilite certaines situations, mais la Suisse n’y est pas partie.

Les testaments internationaux doivent être rédigés avec précaution pour assurer leur validité dans toutes les juridictions concernées. L’assistance de spécialistes en droit international privé s’avère souvent indispensable.

Procédure de règlement de la succession

Ouverture de la succession

La succession s’ouvre au décès, généralement au domicile du défunt. L’autorité compétente procède à l’inventaire des biens et des dettes, puis à la lecture des dispositions testamentaires éventuelles.

Les héritiers peuvent :

Partage successoral

Le partage successoral répartit les actifs entre les héritiers selon leurs droits respectifs. Cette étape peut s’effectuer à l’amiable ou, en cas de désaccord, nécessiter l’intervention judiciaire.

Le partage doit tenir compte :

Un partage équitable ne signifie pas nécessairement un partage égal. Certains actifs (entreprise familiale, résidence principale) peuvent être attribués préférentiellement à certains héritiers moyennant soulte.

Erreurs fréquentes à éviter

Une succession ne se gère pas « en automatique ». Beaucoup de situations dégénèrent simplement parce que les bases n’ont pas été posées. Voici les principaux pièges, et surtout pourquoi ils sont dangereux.

Laisser la loi décider à sa place

S’en remettre entièrement aux règles légales revient à accepter une répartition standard qui ne reflète pas nécessairement la situation familiale, patrimoniale ou les intentions réelles du défunt. Cette approche peut entraîner des résultats inattendus, voire contraires aux objectifs recherchés.

Insuffisance de liquidités dans la succession

Un patrimoine essentiellement composé d’actifs illiquides (immobilier, entreprise, participations non cotées, objets de valeur) peut provoquer des contraintes importantes. Les héritiers risquent d’être forcés de vendre rapidement pour acquitter les impôts, régler les dettes ou assurer l’égalité des parts. Ces ventes sous pression mènent souvent à des pertes de valeur et à des tensions familiales.

Manque de coordination entre dispositions testamentaires et prévoyance

Les clauses bénéficiaires des assurances-vie et des produits de prévoyance (3ème pilier, LPP) ne sont pas automatiquement alignées sur les volontés exprimées dans un testament. Dans la plupart des cas, la clause bénéficiaire prévaut. Une discordance entre ces documents entraîne des résultats incohérents et, souvent, des frustrations parmi les proches.

Négligence des implications fiscales

Les aspects fiscaux sont déterminants. Leur omission peut générer une charge disproportionnée pour les héritiers, en particulier dans le cas de transmissions à des personnes non apparentées, de donations non planifiées ou de patrimoines immobiliers importants. Une optimisation fiscale rigoureuse permet de préserver davantage de valeur au profit des bénéficiaires.

Absence de mise à jour régulière

La situation familiale, patrimoniale et professionnelle évolue. Un testament rédigé il y a de nombreuses années ne correspond généralement plus à la réalité actuelle. Réviser périodiquement les dispositions successorales, notamment après un événement majeur (mariage, divorce, naissance, acquisition d’un bien important, décès d’un héritier désigné), est essentiel pour garantir leur pertinence.

Formulations imprécises ou ambiguës

Un testament doit être rédigé avec un maximum de clarté. Les termes vagues ou les instructions incomplètes génèrent des divergences d’interprétation et, souvent, des litiges. Une rédaction précise et structurée constitue la meilleure protection contre les conflits entre héritiers et assure une application fidèle des volontés exprimées.

Quand entamer une planification successorale ?

Une idée reçue voudrait que la planification successorale concerne uniquement les personnes âgées ou fortunées. En réalité, tout adulte ayant des proches à protéger ou des souhaits spécifiques concernant son patrimoine devrait entreprendre cette démarche. Certains moments de vie constituent des déclencheurs naturels:

L’anticipation constitue la clé d’une planification successorale réussie. Les décisions prises dans l’urgence ou sous contrainte (maladie grave) s’avèrent rarement optimales. Une démarche sereine, menée en temps opportun, permet d’explorer toutes les options et de faire des choix éclairés.

Conclusion

La planification successorale transcende la simple répartition du patrimoine après le décès. Elle constitue un acte de prévoyance et de responsabilité envers ses proches, garantissant leur protection et respectant ses volontés personnelles. Dans le contexte suisse, l’intégration de la prévoyance professionnelle et privée à la planification globale s’avère particulièrement importante, les trois piliers représentant souvent la part majoritaire du patrimoine transmis.

Une planification successorale efficace repose sur l’anticipation, la régularité de la révision, et l’adaptation aux évolutions personnelles et législatives. Les outils juridiques disponibles offrent une flexibilité considérable pour concilier protection des proches, respect des équilibres familiaux, et optimisation fiscale.

Loin d’être un sujet morbide à éviter, la planification successorale représente un investissement dans la sérénité, pour soi-même et pour ses proches. Elle permet d’aborder l’avenir avec confiance, sachant que les dispositions prises assureront une transmission harmonieuse du patrimoine, reflet fidèle de ses valeurs et de ses engagements.

Questions fréquentes

C’est l’ensemble des mesures prises pour organiser la transmission de son patrimoine selon ses souhaits, dans le respect du droit suisse. Elle inclut le choix d’un régime matrimonial, la rédaction d’un testament, la gestion des clauses bénéficiaires et l’optimisation fiscale.

Sans disposition particulière, la succession est répartie entre les héritiers légaux: conjoint survivant, descendants ou, à défaut, parents et collatéraux. L’ordre légal et la réserve héréditaire déterminent la part minimale de chacun.

La réserve héréditaire est la part minimale qui revient obligatoirement à certains héritiers (descendants, conjoint, parents en l’absence d’enfants). Le testateur ne peut la réduire que dans des cas très précis et exceptionnels.

Oui. Le conjoint survivant bénéficie à la fois du régime matrimonial et de la réserve héréditaire. Sa part dépend du régime en vigueur et de la présence d’enfants ou d’autres parents au rang successoral.

Le testament est un acte unilatéral que vous pouvez modifier librement. Le pacte successoral est un contrat passé avec vos héritiers et ne peut être modifié qu’avec leur accord. Il est souvent utilisé pour la transmission d’entreprises ou les renonciations à la réserve.

Ils déterminent les prestations versées à vos survivants. L’AVS et la LPP prévoient des rentes ou des capitaux selon des règles précises. Le pilier 3a est réglementé concernant les bénéficiaires, alors que le 3b offre une liberté totale. Une coordination avec votre testament est indispensable.

Non. L’ordre légal doit être respecté, mais des ajustements sont possibles à l’intérieur des catégories prévues. Pour plus de liberté, le pilier 3b est l’outil approprié.
Selon le canton, plusieurs leviers existent: donations échelonnées, choix du régime matrimonial, structuration patrimoniale, assurance-vie, et, dans certains cas, optimisation via des véhicules juridiques adaptés. Une analyse personnalisée est indispensable.

À chaque événement majeur: mariage, divorce, naissance, décès d’un héritier, acquisition d’un bien important, changement professionnel ou patrimonial significatif. Une révision régulière garantit la cohérence du dispositif.

Le concubin n’a aucun droit successoral légal. Il faut impérativement prévoir un testament, des clauses bénéficiaires spécifiques ou des donations. Une approche combinée est souvent nécessaire pour assurer sa protection. Le concubin peut être désigné dans la LPP et la prévoyance liée sous certaines conditions.
La complexité juridique, fiscale et patrimoniale rend souvent nécessaire l’intervention d’un notaire, avocat ou conseiller financier. Leur expertise assure la cohérence de l’ensemble et sécurise les décisions prises.

Disclaimer: Les informations présentées dans cet article ont un but informatif. Elles ne constituent pas un conseil financier personnalisé. Les décisions d’investissement et de prévoyance doivent être évaluées selon votre situation personnelle. Une analyse individualisée est indispensable.

Image de Claire Fivaz

Claire Fivaz

Claire Fivaz est conseillère certifiée IAF en assurance, prévoyance et gestion de patrimoine (N° FINMA: F01518014), et également diplômée d'un Bachelor en International Business Management de la HEG Genève. Forte de plusieurs années d'expérience en prévoyance individuelle et professionnelle en Suisse, elle accompagne ses clients dans la planification de leur retraite et la gestion de leur patrimoine financier.
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Claire Fivaz

Claire Fivaz est conseillère certifiée IAF en assurance, prévoyance et gestion de patrimoine (N° FINMA: F01518014), et également diplômée d'un Bachelor en International Business Management de la HEG Genève. Forte de plusieurs années d'expérience en prévoyance individuelle et professionnelle en Suisse, elle accompagne ses clients dans la planification de leur retraite et la gestion de leur patrimoine financier.

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